J’ai
eu la chance de découvrir la musique dans les années 70 ;
il planait alors un formidable souffle de liberté. Tout semblait
possible. Pour beaucoup de gens de ma génération, la concrétisation
des envies et des rêves devait être le but pincipal de l’existence.
Notre préoccupation n’était pas de planifier une carrière,
mais d’inventer un mode de vie conforme à nos désirs.
Beaucoup s’y sont perdus, d’autres n’ont pas tenté
l’expérience, d’autres encore y ont renoncé depuis.
C’est en tout cas dans ce climat
foisonnant et créatif que ma passion pour la musique a pu éclore.
Très jeune, j’ai assisté à de nombreux concerts
et la batterie m’a tout de suite fasciné : cette superbe
mosaïque de peaux, de bois et de métal autorisant les dynamiques
les plus extrêmes et les timbres les plus variés m’émerveille
encore. Je découvrais alors en jouant que le son découle
directement de la maîtrise et de la beauté du geste ;
la pratique du karaté m’avait certainement montré
la voie.
Au fil des années, je prenais
conscience de l’incroyable potentiel mélodique et polyrythmique
de la batterie: l’idée d’en faire un instrument soliste
était née. Seule une forme souple m’a paru convenir
à cette « pièce pour batterie » d’une
heure environ : une improvisation était à l’évidence
trop aléatoire et une partition trop figée. J’ai donc
opté pour une combinaison des deux : une structure en mouvement,
à l’image de ma vie.
Vous pouvez également visiter la page de mon duo avec ma compagne Hélène,
ainsi que son site personnel: